Metal Gear Solid : Portable Ops

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# Posté le mardi 10 juillet 2007 15:05

Metal Gear Solid 3 : Subsistence

Quand Metal Gear Solid 3 se paie une version « deluxe » sur PS2, cela s'appelle MGS : Subsistence. Tous les joueurs seront-ils pour autant conquis et gagnant au final ? La réponse ci-dessous.

Après la sortie du dernier volet PS2 de sa série fétiche, Hideo Kojima a décidé d'offrir aux joueurs une version "corrigée" de son titre. Une oeuvre qui se découpe en trois parties, prenant place chacune sur un disque propre. Si nous ne testerons pas ici une nouvelle fois le mode solo de MGS 3 (visible ici), nous allons par contre décortiquer le contenu des trois DVD-Rom et vous faire partager nos impressions.


Disque 1 Subsistence : Snake hit-er !
Dans la galette Subsistence, on retrouve le jeu solo quasi identique (le mode difficulté Extrême Européen et les nouveaux maquillages étant déjà présents chez nous, contrairement au Japon). Avec une intrigue qui se déroule en pleine guerre froide, des personnages au charisme et à la modélisation impressionnants, surtout sur PS2. Le tout baigné avec une mise en scène qui a fait le renom d'Hideo Kojima et de la série des MGS. Que l'on apprécie ou non l'infiltration, il faut quand même bien reconnaître que ce Metal Gear Solid 3, basé sur la survie (avec guérisons à faire soi-même, nourriture à prendre sur place, et infiltration en pleine jungle) à tout du jeu culte. Précisons qu'il ne faut pas non plus être allergique aussi à la narration exacerbée, tout autant qu'à des voix exclusivement en anglais (contrairement à MGS premier du nom qui était sorti en français sur Playstation, avec la voix très controversée de Stallone pour Snake !). Tous les textes sont néanmoins en français.

Kojima a eu quand même eu l'idée de rajouter dans Subsistence une nouvelle vue (l'ancienne étant toujours accessible en pressant R3). Cette nouvelle vision, à la troisième personne (Snake de dos) fera le bonheur de ceux qui trouvaient l'ancienne vue trop "aérienne" et peu pratique. Cela dit, on voit rapidement que le jeu n'a pas été pensé pour cet angle de vue : les zones paraissent ainsi plus restreintes et il est bien plus tentant de passer à l'action. Une nouveauté appréciable, mais pas forcément optimale donc.

N'oublions pas les rubriques « fichiers du Debriefing », « Demo » (à débloquer) qui permet de visionner toutes les cinématiques, et « Special » qui comporte les actions de base, l'album photo, la possibilité de télécharger de nouveaux camouflages (Saint-Valentin, Père Noël...) ainsi qu'un lien avec Metal Gear Ac!d sur PSP.






Disque 2 Persistence : toujours plus net !
Persistence, c'est tout simplement l'autre face de ce MGS 3, avec en tête un mode multijoueurs en ligne. Oui oui, sur PS2 ! En plus d'être rare et relativement inespéré, on ne peut qu'apprécier ce nouveau service, qui a de surcroît le mérite d'être gratuit d'accès. Après s'être inscrit au service en ligne, avoir créé ses identifiant, nom et mot de passe, il faudra sélectionner un Lobby (au nom de personnage de MGS, tels qu'Otacon, Snake...) où vous pourrez accéder aux parties multijoueurs. De nombreuses options sont de la partie : vues, (re)positionnement de la caméra, emplacement d'armes, affichage... On peut même choisir entre plusieurs configurations de claviers USB. Il est ainsi possible de programmer toutes les touches « F » (F1, F2... F12) pour lancer automatiquement des paroles du type : « Go, Go, Go !», « Gardez la position ! », etc.

Trois choix s'offrent ensuite à nous : « Participation rapide » (sélectionner un mode de jeu puis rejoindre automatiquement une partie disponible), « Rejoindre une partie » (parmi la liste d'hôtes) ou tout simplement « Créer une partie ». Seul petit hic durant notre période de test, certains hôtes protègent l'accès à leur partie, du coup il est parfois difficile de dénicher des parties où le nombre et le bon esprit des joueurs sont suffisants pour s'amuser.

Les modes de jeu sont les suivants :

Mission d'infiltration (un joueur incarne Snake et doit voler un microfilm pour le rapporter vers son objectif et gagner. L'équipe adverse doit battre Snake ou protéger le microfilm pour gagner ;
Mission de capture : deux équipes (rouge et bleue) s'affrontent pour capturer un Kerotan (sorte de petite grenouille dorée)
Mission de sauvetage : deux équipes attaquent et défendent un GA-KO (sorte de petit canard). L'équipe rouge l'emporte si elle arrive à protéger le GA-KO jusqu'au bout. L'équipe Bleue gagne si elle arrive à ramener le GA-KO à sa base.
Combat à mort par équipe (Team Deathmatch), où l'on a le choix d'être dans une des deux équipes disponibles.
Combat à mort chacun pour soi (Deathmatch).

Chaque mode supporte jusqu'à 8 joueurs maximum en simultané. Les cartes sont de tailles variées : tantôt vastes, tantôt réduites. Le tout est fluide, ce qui est plus que notable, d'autant que nous sommes sur PS2. Globalement les modes de jeu sont très conventionnels, même s'il est toujours appréciable lorsque l'on a joué l'aventure solo, de pouvoir jouer avec les groupes de soldats du GRU par exemple. Après un certain nombre d'heures passées en ligne (avec au moins 50 heures de jeu ou en obtenant le rang Doberman, DOB), on arrive même à débloquer Reiko et Dixie, les deux donzelles de Rumble Roses... Konami oblige ! Plus gênant par contre, la vue et la visée ne sont pas toujours optimales, ce qui rend parfois certaines situations délicates à appréhender.


Je n'ai pas fini !...
Persistence ce sont aussi un mode Duel qui propose de revivre les batailles clés comme par exemple face aux boss ou contre les troupes d'Ocelot. Notons également le mode « Serpent contre singes », dans lequel Snake affronte les singes niais de Ape Escape. Mais aussi le mode « Theatre secret » qui dévoile 18 courts-métrages parodiques, à l'humour souvent potache. Certains sont quand même comiques comme celui mettant en scène Raiden.

Eh... ne changez pas de paragraphe ! Ce n'est pas encore fini pour Persistence, puisque Kojima a également ajouté les deux premiers opus de la série, à savoir Metal Gear et Metal Gear 2. Sortis tous deux sur MSX (Machine with Software eXchangeability, micro-ordinateur des années 80 à vocation domestique au même titre que l'Amstrad, etc.), ils débarquent désormais sur PS2 et tout en français. Les fans de la première heure et les nostalgiques apprécieront.






Disque 3 Existence : préparons le pop-corn et les serpents grillés !
Dans ce dernier DVD-Rom se trouve le film qui reprend l'histoire de l'aventure solo, mais pas forcément chronologiquement (flashbacks, ellipses...) et mêlant passages du jeu et cinématiques. Cela nous donne au final un long-métrage de près de 3h30 de vidéos franchement sympathique à regarder. Sauf... sauf, que la compression vidéo n'est pas exceptionnelle, ce qui ne rend pas autant hommage au titre qu'espérer. Ceci étant, on se prend toujours aussi facilement dans la narration de Kojima, et là réside bien l'essentiel. J'aurais personnellement juste préféré un découpage plus précis des séquences et des vraies fonctionnalités « DVD » telles que l'avance rapide, le choix des langues, etc.

Enfin, la galette contient le trailer de Metal Gear Solid 4 diffusée au Tokyo Games Show 2005, sympathique bien que visible depuis bien longtemps notamment sur la toile.






Conclusion :
Metal Gear Solid Subsistence remplit bien sa fonction d'édition « ultime », en proposant trois DVD remplis à bloc qui combleront les amoureux d'infiltration qui hésitaient encore à passer à l'achat, tout comme les inconditionnels de la série. Les nouveautés, même si elles ne sont pas toujours aussi excitantes et légitimes qu'on l'aurait pensé, rajoutent quand même de l'intérêt à l'oeuvre de Kojima (le mode online en tête). D'autant que le tarif est acceptable (40 euros) vu le tout proposé, même s'il découragera sans doute certains joueurs ayant déjà acheté la version "allégée". En espérant quand même que Kojima et son équipe ne tentent pas trop d'expériences de ce genre. Ou en tout cas, qu'ils nous livrent des versions complètes de leurs futurs produits dès le départ ; histoire de ne pas faire trop hésiter les acheteurs peu fortunés qui se lanceraient sur la première version disponible.
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# Posté le mardi 10 juillet 2007 14:48

Modifié le mardi 10 juillet 2007 15:13

Metal Gear Solid Portable Ops:

Après deux épisodes en forme de « spin off », la série des Metal Gear nous revient sur la portable de Sony avec un nouvel opus faisant directement suite au Metal Gear Solid 3 : Snake Eater de la PS2. Les deux premières incursions de la série auront laissé à certains fans « hardcore » de notre Kurt Russel polygoné un goût ... acide. En effet, Metal Gear Acid et Metal Gear Acid 2 se présentaient comme deux aventures parallèles et proposaient un gameplay clairement orienté tactical. Une digression contre laquelle les espoirs d'une partie des amateurs de la série se sont cassés les dents. Qu'ils se réjouissent : revoilà le temps de l'infiltration, la vraie, celle qui fera appel à vos instincts reptiliens jusqu'ici mis en sommeil dans l'attente de ce nouvel opus. Reste à savoir si, oui ou non, celui-ci fera honneur à son prestigieux héritage.



« Alors ça boss ? »
Au terme d'une mission éprouvante qui aura vu Snake version sixties accéder au rang de Big Boss, Hideo Kojima s'est une nouvelle fois plus à abandonner le joueur à ses questionnements. En effet, si nombre de révélations étaient au menu de Metal Gear Solid 3 : Snake Eater, ce dernier épisode a distillé son lot d'interrogations et les fans attendaient d'en savoir plus sur le destin de Big Boss après sa retraite. Metal Gear Solid Portable Ops arrive donc à point nommé pour soulager les amoureux de la série, tenaillés par les innombrables conjectures qu'ils ont dû élaboré dans l'attente de cette nouvelle mouture. MGS PO, de son petit surnom barbare, se déroule six ans après les évènements de Metal Gear Solid 3 : Snake Eater, en Amérique du Sud où Snake croupit dans une cellule. Ignorant dans quelles circonstances il a bien pu atterrir entre quatre murs, Big Boss trouvera en la personne de Campbell un allié bienvenu pour faire face à l'unité Fox Hound. Car Snake se trouvera aux prises avec la fameuse unité d'élite, bien décidée à mettre la main sur la moitié manquante de l'Héritage des Philosophes dont ils suspectent notre héros de connaître la position. Nous n'en dirons pas plus, mais sachez que cet épisode fera la part belle aux révélations de toutes sortes avec en prime quelques approfondissements appréciables concernant certains personnages bien connus de la série.


« J'ai roulé mon boss ... »
Console portable oblige, cet épisode ne pouvait être tout à fait comme les autres. Les équipes de Kojima Productions ont pensé leur titre de telle sorte que le joueur puisse s'y plonger rapidement et s'en extraire tout aussi vite. Ainsi, le déroulement du jeu ne se veut pas linéaire et ne nous entraîne donc pas dans une épopée ininterrompue comme c'est le cas sur console de salon. Construit en un ensemble de missions et de sous-missions, ce MGS joue la carte de la discontinuité. A partir d'une carte de la péninsule, il vous sera ainsi possible d'accéder à tout moment aux différents lieux qui jalonnent le déroulement de l'aventure afin d'y accomplir objectifs primaires et secondaires. Dès lors, il vous sera possible de vous astreindre à l'ordre des missions prioritaires, ou d'entrecouper celles-ci d'allers et retours entre les différents environnements afin d'y dénicher des items et autres bonus. Cette dimension de Portable Ops a ses avantages, comme celui de vous permettre d'accomplir une mission de temps en temps, lors de vos déplacements quotidiens, puisque celles-ci ne durent rarement plus de vingt minutes. Cependant, elle a également l'inconvénient de morceler le jeu et de nuire au rythme narratif. De fait, il manque à cet épisode le souffle épique qui régnait chez ses prédécesseurs sédentaires.



VidéoTest de Metal Gear : Portable Ops sur PSP


Perdu en plein territoire ennemi, Snake devra, comme de coutume, compter sur le soutien d'alliés le guidant tout au long de son parcours. Mais contrairement à ses habitudes de solitaire taciturne, le légendaire éborgné ne sera pas seul à serpenter au c½ur des bases ennemies. En effet, une des originalités de cet épisode PSP est de nous proposer d'élaborer une véritable stratégie d'équipe en recrutant des éléments au sein des troupes adverses. Après avoir neutralisé l'adversaire, il vous sera possible de vous en saisir pour le convaincre de vous rejoindre une fois au calme. Ainsi, que ce soit en le traînant jusqu'au camion qui vous sert de moyen de locomotion ou en confiant cette tâche à un des membres de votre équipe : c'est un véritable travail de récolte qui vous attendra tout au long du jeu. Toutes les unités ainsi recrutées disposeront de caractéristiques diverses et chacune devra être assignée à la tâche qui lui incombe le mieux. Unité technique, corps médical, équipe d'infiltration ou d'espionnage, les assignations ne manquent pas et chaque spécialité a son utilité. Toutefois, cet aspect du titre, certes réjouissant, ne joue malheureusement pas un rôle essentiel. La possibilité de constituer plusieurs équipes d'infiltration aurait pu être mieux exploitée. On aurait pu imaginer, par exemple, la possibilité de "switcher" entre deux équipes occupées en deux lieux différents. Or, si ce n'est choisir laquelle sera envoyée au front afin de ménager les autres, il n'y a pas de réelle utilité à cette répartition des soldats. D'autant que notre choix se portera toujours prioritairement sur l'équipe emmenée par Snake : Monsieur Kojima nous avait sadiquement ôté ce plaisir dans Sons Of Liberty, s'infliger à nouveau pareil traitement relèverait du masochisme. Néanmoins, nous ne pouvons que saluer cette nouvelle approche qui constitue un plus appréciable, en venant rafraîchir le gameplay traditionnel de la série.

Outre un mode solo suffisamment prenant et ardu pour nous tenir en haleine, ce MGS nouveau cru nous propose de surcroît de participer à des affrontements en multijoueur véritablement accrocheurs. Il nous sera ainsi possible d'affronter jusqu'à six joueurs à travers deux modes de jeu, deathmatch et capture de drapeau. D'aucuns pourront trouver cela assez pauvre, et à raison, mais l'intensité des escarmouches pallie ce relatif manque de contenu. Ainsi, tout comme dans le mode solo, un des principaux intérêts du mode multijoueur sera de capturer les unités ennemies pour les rallier à votre cause. Un challenge intéressant qui apporte un véritable enjeu aux affrontements.


« Salut beau boss ... »
Enfin, la dimension technique du soft se révèle quant à elle quasi exemplaire. On savait la PSP capable d'approcher la qualité graphique de sa grande s½ur, mais ce MGS pourrait soutenir la comparaison avec certains gros titres PlayStation 2. MGS PO se place dès lors dans les plus belles réalisations de la PSP, grâce à des textures extrêmement fines, une modélisation d'excellente facture et quasiment aucun problème d'affichage. Si l'on excepte quelques ralentissements dans certains environnements particulièrement prisés des soldats adverses, ou lorsque l'infiltration cède sa place à la guérilla sauvage, on ne peut que saluer l'excellent travail des développeurs qui nous livrent un titre très bien fini.

Seule petite ombre au tableau, la rareté des dialogues joués et l'absence des cinématiques en temps réel qui participent à la magie de la franchise. Les limites de l'UMD se font ici cruellement sentir et, si l'ambiance sonore est toujours aussi convaincante, l'utilisation parcimonieuse du jeu des comédiens s'avère frustrante. Les cut-scenes, quant à elles, sont similaires dans le style aux planches dynamiques de Metal Gear Solid Digital Graphic Novel. Un rendu certes appréciable, mais qui n'a pas la puissance narrative des cinématiques mises en scène par Kojima dans les précédents opus. Reste tout de même une touche originale qui ravira les amateurs du style d'Ashley Wood, l'auteur de Digital Graphic Novel.

A noter enfin que l'intelligence artificielle des soldats aurait tout de même besoin d'un petit ravalement de façade. En effet, certaines incohérences dans leur comportement prêtent à sourire, comme cette superbe indifférence avec laquelle ils ignorent le cadavre de leurs coéquipiers après une de ces scènes de guérilla que peuvent provoquer certains faux pas. De même, leur vigilance est régulièrement prise en défaut lors de vos manoeuvres d'approche. Enfin, on ressent trés nettement une chute de quotient intellectuel lorsque, débusqué par un soldat qui ne tarde pas à appeler du renfort, celui-ci ne vous traque pas avec la même efficacité que dans les opus PS2.


Conclusion :
En somme, nous voilà face à un MGS en demi-teinte. Pas tout à fait dans la veine des épisodes PlayStation 1 et 2, ce Portable Ops plonge néanmoins quelques racines dans le terreau de ses prédécesseurs. Pourvu d'un gameplay relativement similaire aux trois premiers épisodes, il amène cependant son lot d'innovations avec la gestion d'une équipe composée d'unités aux compétences variées. Hélas, on regrettera l'influence limitée de cette dimension du jeu au profit d'une utilisation quasi exclusive de Naked Snake et d'un aspect infiltration quelque peu restreint. Toutefois, nous ne pouvons que saluer l'intelligence des développeurs qui ont su construire leur jeu sans jamais perdre de vue les contraintes du support portable. Si cet aspect haché du titre nuit à la cohérence narrative, le fidèle de la série se délectera tout de même des révélations jalonnant le titre. En somme, si MGS PO ne s'impose pas comme le killer app espéré, nous ne pouvons que vous recommander chaudement cet excellent titre.
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# Posté le mardi 10 juillet 2007 14:43

Obscure 1 :

Ces dernières années sont apparus dans les salles obscures des films d´une qualité plus que douteuse autrement appelés Teen Movies. Ils mettent en scène une bande d´étudiants en manque de sensations fortes faisant honneur aux clichés les plus sordides. Voilà à présent que l´univers de nos chers jeux vidéo est touché par ce phénomène avec un titre qui reste fort énigmatique : Obscure.




Oula c'est sombre ici...
Obscure, c'est avant tout un projet. Un projet lancé par une équipe de développeurs français qui a galérée pour trouver les fonds nécessaires au développement toujours plus ambitieux de leur bébé. Après des mois de travail acharné, l'équipe d'Hydravision est fière du résultat et montre ainsi que les français savent eux aussi créer des jeux et des bons quand les conditions nécessaires sont réunies.Tout commence dans le vieux lycée de Leafmore High, avec une bande d'amis composée de Kenny, un sportif très costaud, de Josh, un étudiant adepte de journalisme qui filme tout sur son passage, de Stan, de Shannon et de Ashley, le petite copine de Kenny. Ceux-ci sont victimes de scènes étranges, de disparitions, mais surtout de l'apparition de créatures hideuses qui n'auront pour but que de tuer. Ils ne comprennent pas pourquoi leur campus est le lieu de pareilles abominations... que s'est-il passé ? Enfermés et cherchant une réponse, ils devront surtout essayer de survivre face aux pièges des salles glauques et des longs couloirs, mais aussi trouver la sortie de ce cauchemar. La lumière est peut-être la clef et vous vous en rendrez compte assez vite...








Pourvu que Kostik ne soit pas dans le coin...
Obscure est une surprise. Une surprise sur de nombreux points. Tout d'abord la partie graphique : elle propose des environnements soignés, vastes et aux textures réussies, laissant une grande part à l'interaction. Ainsi, vous devrez sans cesse explorer les éléments du décor pour avancer dans l'aventure ou venir à bout de quelques monstres très tenaces. L'ambiance est particulièrement convaincante avec des cinématiques en images de synthèse intervenant à des moments clés et une mise en scène efficace qui vous donnera parfois quelques bons sursauts. Les personnages sont bien modélisés et même si on est loin de la qualité des visages de Silent Hill par exemple, on peut quand même reconnaître le bon travail des développeurs sur les gabarits ou les looks de nos amis, bien distincts les uns des autres. Le bestiaire n'est cependant pas vraiment exceptionnel de créativité, bien qu'il ait le mérite d'être efficace... et coriace, surtout que les munitions sont rares et certaines armes fragiles.La bande son a bénéficié d'un soin tout particulier puisque le ch½ur des enfants de l'Opéra de Paris a directement participé aux enregistrements, tout comme le groupe Sum 41 qui assure le générique d'introduction. Les créateurs ont voulu créer une vraie atmosphère en proposant des séquences musicales et sonores qui interviennent de façon périodique dans l'aventure, notamment à des moments importants. A noter que les thèmes sont écoutables depuis les options. Mais ce n'est pas tout, puisque les voix sont elles aussi très nombreuses et soignées et interviendront souvent lors des cinématiques et même pendant l'aventure, avec parfois des indices sur tel ou tel coin que vous visitez. Les expressions sont crédibles et aucun commentaire futile ou déplacé ne vient faire son apparition. Du très bon travail !








Sinon je vais manger bon... aie trop tard !
Passons maintenant à la jouabilité qui devrait constituer la plus grosse partie du jeu. Même si l'inventaire n'est pas très pratique à cause des combinaisons de boutons, on arrive toutefois à faire ce que l'on souhaite la plupart du temps, mais souvent dans la panique générale, surtout avec la présence d'ennemis, ce qui occasionnera parfois des pertes d'énergie. Mieux vaut prévoir le coup avant de rentrer dans une nouvelle pièce... et si c'était ça justement la vraie angoisse, de ne pas pouvoir préparer son arme, de ne pas pouvoir adapter ses gestes à la situation et de se laisser envahir par une panique de dernière minute ?Les objets pour vous défendre des monstres sanguinaires iront du pistolet à la barre de fer, mais sachez qu'il faudra la plupart du temps vous servir des sources de lumière pour vous en sortir. De nombreux passages vous seront bloqués et l'utilisation d'objets divers (scotch, fil de fer, lampe, acide, etc.) sera nécessaire à votre progression dans cet établissement malsain. La combinaison d'ustensiles sera aussi de la partie dans l'aventure. Ainsi, un verre en plastique vous sera utile pour récupérer de l'acide... mais le temps de quelques instants avant qu'il ne fonde. Un peu de vos neurones serons donc sollicitées en certains endroits.








Contre un choco tu arrêtes Kostik ?
Loin d'être un Survival bête et méchant, Obscure laisse place à l'aventure en diminuant les phases de "correction" de bestioles. Du coup, l'intérêt du jeu grandit et les innovations apparaissent au grand jour. En effet, parmi elles, on vous donnera la possibilité de jouer à deux simultanément. Oui, vous avez bien entendu ! Les parties n'en seront que meilleures et surtout l'entraide va donner des possibilités d'action énormes. Une très bonne idée qui est ici bien exploitée, puisque chacun aura son propre inventaire en fonction de ce qu'il a ramassé. Si vous désirez jouer seul, sachez que c'est possible. Vous aurez alors le choix d'emmener un camarade avec vous et de lui donner des ordres grâce au pad de direction : "Suis moi", "Reste ici", "Couvre moi". Il est aussi possible de transférer des objets d'un inventaire à l'autre.Chaque personnage est contrôlable et une simple pression de bouton vous donnera le choix d'intervertir avec l'autre protagoniste. Ces jeunes gens ont tous des aptitudes spéciales et les développeurs ont bien différencié chacun dans leurs animations. Un travail précis et long mais avec un résultat efficace et réussi. Ainsi, le sportif Kenny se déplacera pus vite que les autres, avec des mouvements adaptés à son physique. Personne ne bouge de la même façon et c'est vraiment plaisant à voir. Dans le feu de l'action, il faudra faire attention à ne pas laisser vos personnages mourir car vous ne pourrez pas les faire revivre. N'hésitez pas à sauvegarder souvent à l'aide des disques si vous ne voulez pas terminer tout seul et sachez par ailleurs que finir l'histoire avec tout vos héros en vie permettra de débloquer un bonus spécial.Si tous les clichés ridicules ne sont pas évités, on n'en demeure pas moins ravis devant un titre aussi sympa dans l'esprit, même si je pourrais reprocher un léger manque d'ambiance, laquelle est loin d'être aussi pesante que dans un Silent Hill ou un Project Zero par exemple. On ne ressent pas la même oppression dans les environnements. Obscure, un jeu pour ados ?








Conclusion

Obscure devrait ravir les amateurs de Survival Horreur en leur proposant de réelles nouveautés dans le gameplay grâce à des idées très bien étudiées. La réalisation est à la hauteur des bonnes productions actuelles sur PS2 et a le mérite de ne pas copier bêtement les titres concurrents pour s´attacher la sympathie des joueurs. Un bon jeu qui doit figurer dans votre collection si vous aimez le genre.
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# Posté le mardi 10 juillet 2007 14:37

Shrek 3, le jeu vidéo :

Shrek, Fiona, l'Âne, le Chat Potté et les autres sont de retour au cinéma, mais aussi en jeu vidéo dans Shrek Le Troisième, un titre disponible sur de nombreux supports, de la Playstation 2 à la Xbox 360 (console qui nous intéresse ici), en passant par la Nintendo DS ou la Nintendo Wii. Devant faire face à son destin, l'ogre doit maintenant prendre la place du roi et régner sur Fort Fort Lointain.


On voit rouge ! Shrek est mis au vert...
Ne voulant pas devenir roi et régner sur Fort Fort Lointain, Shrek décide de tout faire pour retrouver Arthur, le cousin de Fiona, un jeune homme peureux qui fréquente une académie médiévale. Aidé de ses fidèles compagnons, l'ogre vert va donc traverser différents niveaux semés d'embûches au cours desquels il ne devra pas hésiter à mettre quelques gifles pour se sortir des situations difficiles. S'inspirant du film, les niveaux, des plus linéaires, s'enchaînent bon gré mal gré. Parsemés de quelques phases de plateformes, parfois délicates, ces derniers sont, pour ainsi dire, vides ! Sur une console comme la Xbox 360, on est en droit d'attendre beaucoup mieux, même lorsqu'il s'agit d'une licence.

Ne sortant pas du lot visuellement, Shrek Le Troisième n'offre rien d'extraordinaire non plus du côté de la jouabilité. Les niveaux défilent assez rapidement, et nous passons notre temps à martyriser les boutons « X » (attaque simple) et « B » (attaque puissante), tout en essayant tant bien que mal de placer quelques coups spéciaux avec le bouton « Y ». Assez moyen dans l'ensemble, voir même plutôt « bof », surtout quand on sait qu'il est vendu 70 euros sur Xbox 360, Shrek Le Troisième a tout de même fait l'objet d'une vidéo commentée. Cette dernière revient sur les quelques qualités et les nombreux défauts du titre d'Activision.
Conclusion
Enthousiaste après avoir fait nos premiers pas avec la version de démonstration, nous avons été complètement déçus par la version finale de Shrek Le Troisième. Une fois de plus nous avons ici un jeu qui se contente d'exploiter une licence, sans en tirer le meilleur. Avec ce titre, Shrek rate son entrée dans le monde des consoles de nouvelle génération.
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# Posté le mardi 10 juillet 2007 14:19